Depuis le 8 novembre, le réalisateur et doctorant tunisien Nader Ayache a cessé de s’alimenter. Un homme met aujourd’hui sa vie en jeu parce qu’une OQTF vieille de six ans continue de le poursuivre malgré dix années d’études, de recherche, de création et de travail en France. Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir travaillé davantage pour financer ses études. Ce n’est pas un manquement : c’est un acte de survie. Et ce qu’il subit aujourd’hui n’a rien d’administratif. C’est une violence.
« J’arrêterai ma grève de la faim le jour où j’aurai un titre de séjour. »
Aucune personne ne devrait avoir à prononcer ces mots. Quand un artiste, un chercheur, un doctorant doit fragiliser son corps pour exister aux yeux de l’administration, c’est le signe d’un système qui a perdu tout sens de la dignité humaine.
Nader n’est pas un cas isolé. Il est le révélateur d’un mécanisme qui broie des vies, des trajectoires, des espoirs. Des OQTF absurdes, mécaniques, déconnectées du réel, qui frappent celles et ceux qui étudient, qui créent, qui travaillent, qui contribuent. La France ne peut pas se dire terre de culture et de connaissance tout en laissant un chercheur s’effondrer dans l’ombre.
Le CRLDHT apporte à Nader Ayache un soutien total, entier, indéfectible. Nous sommes à ses côtés. Nous exigeons sa protection immédiate, l’arrêt de toute procédure d’expulsion et la délivrance d’un titre de séjour stable, humain et cohérent. Nous refusons que la vie d’un homme soit placée en danger pour un papier. Nous refusons l’injustice, l’aveuglement et la brutalité administrative.
Nous appelons à la mobilisation collective. Ne laissez pas cette grève de la faim disparaître dans le silence. Faites circuler. Parlez-en autour de vous. Refusez l’indifférence. La vie de Nader compte. Sa dignité compte. Et notre solidarité doit être aussi forte que son courage.
Le CRLDHT est à ses côtés. Sans condition. Sans hésitation. Sans faille