Suite à la comparution du magistrat Hamadi Rahmani le 30octobre 2025 devant le tribunal de première instance de Tunis pour répondre à des accusations sur la base de l’article 24 du décret-loi 54/2022 suite à des plaintes déposées de l’ancien premier président de la Cour de Cassation Tayeb Rached qui prétend fallacieuse et diffamatoire des publications sur les réseaux sociaux dénonçant des faits de corruption qui lui sont imputés et constatés par le conseil supérieur de magistrature qui a entamé alors des procédures disciplinaire et pénales à son encontre.
Les affaires sont reportée pour délibération malgré tous les demandes d’ajournement de la défense d’ailleurs des demandes de levée de délibération avec un extrait du dispositif du jugement de Tayeb Rached qui prouve la véracité des déclarations et publications imputés au magistrat Hamadi Rahmani l’un des plus actifs magistrats dans le collectif nous les signataires qui ont réclamé que la loi s’applique dans les affaires du premier président de la Cour de Cassation de l’époque qu’il exigeait sa destitution pour préserver la réputation de la magistrature tunisienne et de la Cour de C assation la plus haute Cour dans la justice judiciaire tunisienne.
Il est a rappelé aussi que Hamadi Rahmani est un juge victime de la révocation arbitraire survenu par le décret présidentiel 516/2022 et que Kais Said a refusé sa réintégration malgré une décision de sursis d’exécution du premier président du tribunal administratif et une ordonnance de mesure provisoire à son profit de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ordonnant à l’Etat Tunisien de suspendre l’application du décret-loi35-2022 et du décret 516/2022.
Hamdi Rahmani a été aussi persécuté par le conseil de l’ordre des avocats sous le bâtonnat de Hatem Meziou qui a refusé son inscription au barreau par allégeance au régime
Et suite à la condamnation le 02 novembre 2025 de Hamadi Rahmani à 18 mois de prison dans ses affaires condamnation qui a suscité une profonde préoccupation de la rapporteuse spéciale indépendante du conseil des droits de l’homme de l’ONU pour l’indépendance de la justice , des magistrats et des avocats qui a invité les autorités tunisiennes à respecter sa constitution et ces obligations internationales et ces lois internes concernant ce cas et les autres affaires.
Le CRLDHT :
- Dénonce le procès qui s’est tenu sans qu’un lever d’immunité ne soit demandé ou décidé du conseil supérieur de la magistrature même le provisoire lors de la poursuite
- Condamne fermement l’acharnement judiciaire contre Mr Hamadi Rahmani et appelle à mettre fin à toutes ces poursuites infondées aussi bien dans leur forme que dans leur fond
- Dénonce l’hypocrisie et la contradiction d’une juridiction qui condamne le plaignant pour corruption et poursuit le lanceur d’alerte pour diffusion de fausse nouvelles et diffamation basée sur une logique bancale ou les faits et les actes importent peu ce qui vaut c’est la position de l’accusé de Kais Said et les violations que son régime perpétue.
- Appelle le Conseil de l’Ordre des Avocats à assumer sa responsabilité historique pour le soutien et la solidarité avec les juges victimes de l’arbitraire et despotisme