Le 31 janvier 2026, nous avons répondu à l’invitation de ASDHOM – Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc, à l’occasion de sa cérémonie de vœux pour la nouvelle année.
Un moment fort, qui a d’emblée placé 2026 sous le signe de la lutte comme une nécessité politique face à la montée des autoritarismes, de l’extrême-droite, à l’écrasement des sociétés civiles au Maghreb et à la poursuite du drame colonial infligé au peuple palestinien dans un silence international de plus en plus complice.
À cette occasion, l’ASDHOM a remis un trophée symbolique à plusieurs organisations et collectifs engagés dans la défense des droits humains et des libertés fondamentales.
Le CRLDHT – Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie a reçu cette distinction en reconnaissance de son engagement constant aux côtés des victimes de la répression, des prisonniers politiques et d’opinion, des exilé·e·s et de celles et ceux qui, en Tunisie comme dans la diaspora, refusent la normalisation de la dictature et l’effacement de l’engagement citoyen..
Ce même trophée a été attribué à la LADDH – Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme, acteur historique des combats démocratiques en Algérie, à UJFP – l’Union juive française pour la paix, organisation anticoloniale et antiraciste qui porte une voix juive clairement engagée pour les droits du peuple palestinien, ainsi qu’au collectif Génération Z 212, expression d’une jeunesse maghrébine qui refuse l’ordre autoritaire, l’injustice sociale et l’assignation au silence.
Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique de convergences, qui trouve un prolongement direct quelques jours plus tard, le 6 février 2026 à Paris, lors de la soirée-débat organisée par l’Union juive française pour la paix : « Les pays du Maghreb et la Palestine aujourd’hui ». Un espace de discussion et de transmission où se croisent militant·e·s des droits humains, journalistes, intellectuel·le·s et nouvelles générations, pour penser ensemble les liens entre répression au Maghreb, colonialisme en Palestine, responsabilités internationales et résistances à construire.
Entre le 31 janvier et le 6 février, il ne s’agit pas de deux moments distincts, mais d’un même fil politique : celui qui affirme que les droits humains sont indivisibles, que les luttes ne peuvent être cloisonnées par les frontières et et que la solidarité avec la Palestine est indissociable des combats pour les libertés à Tunis, Alger, Rabat ou Paris.
Dans un Maghreb soumis à la répression, la criminalisation de l’opinion et la mise au pas des sociétés civiles, et face à une Palestine confrontée à une entreprise génocidaire de destruction systématique, ces rencontres rappellent une vérité simple et radicale : la dignité ne se délègue pas. Elle se défend, se transmet et se construit dans des alliances politiques claires, assumées et durables.
2026 ne sera pas une année de commémoration. Ce sera une année de luttes partagées.
