Après la solidarité avec les migrants ce sont les dons au croissant rouge qui sont passibles de prison

L’absurdité de la justice de Kais  Said semble ne pas avoir de limite , après la vague de poursuites et d’incarcération d’activistes de société civile qui étaient dans son rôle humaniste d’aide au migrants et qui agissaient en respect des normes pertinentes comme ce fut le cas de Saadia Mosbah présidente de l’association antiraciste Mnemty et d’autres membres de l’association ,  Chrifa Riahi et autres de l’association Tunisie Terre d’asile , Imen Ouerdani et président et vice-présidente de la municipalité de Sousse , Mostpha Jameli , Abdelkrim Hkimi  et autres du conseil tunisien des réfugiés , Abdalah Said   de l’association des enfants de la lune et plein d’autres dont les familles ont fait le choix de ne pas communiquer leurs incarcération de peur d’aggraver leur situations judiciaires ,  ce  novembre 2025 on a connu un nouveau cas ou épisode de cette paranoïa judiciaire le crime pour la chambre correctionnelle du pole financier du tribunal de première instance de Tunis c’est un don.

Les faits remontent à 2016 ou un premier chèque reçu de la banque centrale indienne du montant de14.958 dollar américain a été versé dans un compte bancaire tunisien sans signalement à la banque centrale ou permission d’import de celle-ci il s’agit d’un prix discerné par l’Etat Indien à Me. Rached Ghannouchi le chef du parti Enahdha pour son rôle pour la paix. Prix attribué pour la première fois à une personnalité arabe et musulmane, le leader nahdhaoui aurait fait un don du montant du prix à l’association du croissant rouge tunisien tout comme un autre chéque d’une banque américaine de valeur de 1250 dollar américain.

Il est vrai que la formalité de signalement et de permission d’import au sens de l’article42 du décret 608/1977 n’a pas été respectée non obstant la noble cause ou motif de Mr.Ghanouchi ou son désintéressement, Mais il ne faut pas pour autant négliger ses droits à un procès équitable et notamment le respect des procédures pénales en vigueur comme le délai de prescription de 3 années édicté par l’article 22 du code de change et de commerce intérieur.

La peine excessive de deux années malgré la bonne foi de l’intéressé qui a déclaré ne pas été informé par sa banque de la formalité obligatoire ce qui est avéré dans le dossier et le montant et l’affectation de l’argent à une noble cause font que la peine est disportionnée et ces motifs sont extrajudiciaire car généralement et dans des dossiers de montants plus élevés et des faits plus grave la jurisprudence n’opte pas pour une peine privative de liberté aussi longue c’est plutôt des amandes. Ce jugement excessif rappelle curieusement la peine infligée à Imed Trabelssi après la révolution de 10 ans de prison pour une infraction de consommation de cannabis dont la peine est communément connue pour des années à savoir un an de prison et une amende de mille dinars.

Le CRLDHT 

  • Condamne ces violations procédurales et l’instrumentalisation de la justice 
  • Estime que la disportionalité de la peine trahit un règlement de compte politique avec Mr. Rached Ghanouchi
  • Exprime sa solidarité avec Mr. Rached Ghanouchi qui est en grève de la faim en solidarité avec Jaouhar Mbarek tout comme Ridha Belhaj , Abdelhamid Jlassi et Issam Chebbi 
  • Réitère son appel à tous les tunisiennes et les tunisiens pour contribuer à la résurrection populaire de notre  révolution Tunisienne. 

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