Suite à la délibération de la chambre criminelle du pole antiterroriste du tribunal de première instance de Tunis du 21 novembre 2025 condamnant neuf accusés appartenant au parti Enahadha de Beja à des lourdes peines de prison la liste comprend le secrétaire général régional du mouvement Mohamed Mzoughi (10 ans de prison ) et d’autres partisans dont les peines varies entre 12 ans de prisons et 2 ans de prison avec exécution immédiate pour cetrains et 5 ans de contrôle administrative pour madame Raja Tabaoubi seuls trois accusés ont eu un non-lieu.
Les faits imputés aux condamnés sont tous simplement des statuts Facebook la base juridique de l’inculpation est le caricatural « Cocktail » de l’appareil répressif de Kais Said à savoirle complot l’entente terroriste et l’incitation contre les institutions de l’Etat et l’outrage au président de la République et le tristement fameux article 24 du décret-loi 54/2022.
Le CRLDHT :
- Dénonce l’instrumentalisation des lois antiterroristes et la justice pour des fins politiciennes visant à interdire le droit à la liberté d’expression et la liberté d’association notamment de militer au sein de parti politique dans un cadre légale et constitutionnelle
- Condamne la disportionnalité évidente entre les faits imputés et la mise en mouvement de l’action publique et le jugement déraisonnablement représsif qui trahit une volonté politique d’éradiquer toute voix dissidente dans la sphère publique
- Réitère son soutien inconditionné à toutes les victimes du régime criminel de Kais Saied
- Appelle tout citoyennes et citoyens tunisiens à manifester leur refus a se résigner au silence face aux usurpateurs de leur révolution pour mettre en échec la chaotique politique de Kais Said consistante à terroriser le peuple tunisien et diviser pour régner ou plutôt faire survivre son règne qui n’a cumulé que les fiascos et les atteintes aux droits de l’Homme